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Compte rendu
Par Eryn, Aurélia, Clara, Mathis et Zoé

I  Le lieu

Le site aujourd’hui:

Nous avons visité la maison d’Izieu. Celle ci est située dans un village du Bugey, dans l’Ain près du Rhône. C’est une maison très vaste, qui comporte un hall d’entrée où il y a une cheminée pour chauffer l’eau quand ils se douchaient, une salle à manger avec de grandes tables, deux dortoirs, la salle de classe qui accueillait cinq niveaux. Il y a aussi un grand jardin et une fontaine. A côté de la maison il y a une grange qui est aujourd’hui devenue un musée.

Ce lieu a été choisi parce qu’il était vaste, relativement isolé des autres habitations (il est juste à côté d’une ferme). Cet endroit permettait à la fois d’être en sécurité et d’avoir une vie ordinaire. A l’époque, la région était sous occupation Italienne et à ce moment là il n’y avait pas de lois antisémites dans ce secteur de France, ce qui les mettait temporairement à l’abri des poursuites. Le lieu semble un véritable havre de paix, loin des conflits et des persécutions. C’est pourquoi la maison d’Izieu fut créée ici.

II  Les « habitants » de la maison
Ce refuge a été créé par Sabine ZLATIN. Celle-ci était polonaise et mariée à Miron ZLATIN. Ils se sont installés en France puis ensemble ont demandé et obtenu la nationalité française.
La colonie s’est installée légalement, avec l’aide du préfet de la ville de Belley. Elle ouvre ses portes en mai 1943 et abritera des enfants jusqu’au 6 avril 1944.
Une centaine d’enfants ont vécu quelques temps dans cet abri. Ces enfants étaient de toutes nationalités ; la plupart ont traversé toute l’Europe à différentes époques, pour fuir les pogroms et l’antisémitisme ou la misère, espérant trouver refuge en France.
Mais avec les lois antisémites de Vichy, ils ont été menacés d’arrestation ou internés dans des camps en France. C’est pour échapper à ces camps dans lesquels les conditions étaient très difficiles qu’ils ont été accueillis à Izieu. Pour ces enfants, leur séjour à Izieu a été la seule période pendant laquelle ils ont eu une enfance heureuse et paisible.
Leurs principales activités étaient de créer des spectacles, se déguiser, se baigner, aller se promener, dessiner, participer aux tâches quotidiennes, inventer des histoires et ils écrivaient des lettres à leurs proches. Dans la maison d’Izieu il y avait aussi une salle de classe dans laquelle les enfants pouvaient étudier grâce à une institutrice s’appelant Gabrielle Perrier.

III  La rafle du 6 avril 1944
Le 6 avril 1944, il y avait 45 enfants et 8 adultes présents dans la colonie. Sur l’ordre de Klaus Barbie, chef de la Gestapo de Lyon, des hommes de la Gestapo viennent arrêter les personnes présentes. Un des éducateurs a réussi à s’enfuir car lors de la rafle il était à l’étage alors que tous les autres étaient en bas en train de déjeuner. Un enfant a été relâché plus bas car il n’était pas juif.
Les 44 enfants et les 7 adultes juifs ont d’abord été emmenés à la prison Montluc à Lyon puis ensuite au camp de Drancy vers Paris et ils ont ensuite été déportés au camps d’Auschwitz. Miron Zlatin et deux adolescents ont été fusillés en Estonie. Touts les autres on été exécutés à Auschwitz sauf une éducatrice, Léa Feldblum qui a été jugée apte à travailler au camps d’Auschwitz elle a donc été la seule survivante de la rafle du 6 avril 1944. Sabine ZLATIN n’était pas présente ce jour là, elle était en déplacement pour chercher un endroit plus sûr pour les enfants et disperser la colonie. L’institutrice n’était pas là elle non plus car c’était les vacances de Pâques.

Travail réalisé en atelier par les 3°A
Chaque classe a visité la « maison d’Izieu » et participé à un atelier.
Les 3°A ont travaillé par groupes sur des copies d’archives. Ils ont étudié des documents d’état-civil, des bulletins scolaires, des photographies, des lettres… A partir de ces documents, ils ont pu reconstituer le parcours d’enfants (et de leur famille) avant leur arrivée à Izieu et ensuite. Ces parcours ont été retracés sur les cartes ci-dessous.
Georgy Halpern:

La famille Bulka:

Gilles Sadowski: