Catégories

Mardi 3 avril, les 4°B et F sont allés visiter le musée de la mine de Blanzy, puis Le Creusot.

Localisation

 

Les textes ci-dessous ont été écrits en grande partie par les élèves de 4°B et F:

Blanzy

Schéma d’une installation minière traditionnelle

Le chevalement du « puits Saint-Claude ». Il permet de faire descendre et monter la « cage » (l’ascenseur pour les mineurs et le charbon).

Nous avons visité le « puits Saint-Claude ». Dans cette mine, le minerai exploité était le charbon. Il est formé grâce à des couches de végétaux qui s’accumulent au fond des bassins, qui sont recouverts de terre et d’eau et qui, au fur et à mesure, des années se transforment en charbon. Le charbon sert à se chauffer et à faire fonctionner les machines à vapeur.

On visionne un film qui nous explique, entre autres, la formation du charbon.

L’exploitation du bassin minier de Blanzy a cessé en 2000, mais le puits Saint-Claude lui-même ne fonctionnait plus depuis 1882. Une association a réutilisé ce site pour reconstituer un carreau de mine avec ses galeries et installations de surface. Au plus fort de la production, il y a eu plus de 10 000 mineurs employés sur tout le bassin houiller de Blanzy.

La lampisterie: c’est là où les mineurs récupéraient/déposaient leur lampe.

La « cage ». La flèche rose désigne le porte-voix qui permettait à « l’encageur » de communiquer avec la salle des machines

Un apprenti encageur à l’oeuvre

La salle des machines. C’est le moteur qui permet de monter et descendre la cage. Il est toujours en état de fonctionner et est mis en service une fois par an. Il a fonctionné à la vapeur. Aujourd’hui la profondeur du puits est d’environ 30 mètres, mais quand il a fonctionné, il devait descendre à environ 500 m de profondeur. La flèche rose désigne…

Attention! Dans les premières mines, on descendait non pas avec un ascenseur (« la cage »), mais dans un simple « tonneau » [à gauche sur la photo]. On s’installait debout sur les bords!

La « salle des pendus », c’est le vestiaire où les mineurs se changeaient avant et après le travail. Ils montaient et descendaient leurs affaires par un système de poulies. Ce système permettait de gagner de la place, mais aussi de nettoyer le sol à grandes eaux. A l’arrière plan, les douches.

 

Ci-dessous différentes photographies de reconstitutions de galerie. On voit bien avec l’étayage et les outils qu’ont été reconstituées des galeries du XIX° au XX°S.

Le travail des mineurs était difficile et dangereux. Au début du XIX°s. ils abattaient le charbon à la main (avec un pic); l’éclairage était de mauvaise qualité, ils respiraient la poussière de charbon, souffraient de la chaleur et risquaient des coups de poussière, des coups de grisou, des inondations…

Pour en savoir plus, voir le site Internet du musée et celui de la commune de Blanzy.

 

Le Creusot

Le château de la Verrerie
Le Creusot - musee verrerie panorama

Le château de la Verrerie abrite aujourd’hui l’écomusée du Creusot, mais à l’origine (1787) c’était une manufacture royale où l’on fabriquait du verre et plus précisément du cristal. Puis la manufacture a fermé (1832) et les bâtiments ont été rachetés par la famille Schneider pour en faire son lieu de résidence au Creusot.

Les Schneider ont profondément transformé l’ancienne manufacture royale, mais ont cependant conservé certains éléments : les repères A1 et A2 sur le plan ci-dessus étaient des fours pour fabriquer le cristal. Les Schneider ont aménagé un théâtre dans le bâtiment repéré A1 et une chapelle dans le A2.

Cela montre qu’ils étaient très riches, qu’ils étaient intéressés par la culture et aussi qu’ils souhaitaient impressionner les hôtes de marque qu’ils recevaient à la verrerie (par exemple des chefs d’Etat).
Ce qui est repéré par le B sont des canons, car l’un des Schneider en faisait la collection.

Cet intérêt pour les armes n’est pas surprenant car les Schneider se sont installés au Creusot quand ils ont acheté une fonderie en 1836. Ils fabriquaient donc de la fonte et de l’acier et à partir de ce matériau des canons, des rails, locomotives… Ils ont énormément développé cette entreprise (jusqu’à avoir plus de 10 000 ouvriers).
Les Schneider ont totalement transformé les paysages du Creusot qui a d’ailleurs bien failli changer de nom pour devenir « Schneiderville ».
Ils ont laissé leur nom sur de nombreux bâtiment municipaux et à de nombreuses rues. Les quartiers des différents employés sont encore bien visibles. Il y avait les quartiers des ouvriers composés d’une succession de nombreuses petites maisons. Elles font environ 50 m2, il y a seulement 2 pièces: une salle à manger et une chambre pour toute la famille et ils ne se lavaient qu’une fois par semaine avant d’aller à la messe car les ouvriers de l’entreprise Schneider sont obligés d’aller à la messe car les Schneider avaient peur que si les ouvriers se voyaient dans des cafés, ils allaient se révolter. Il y avait aussi les quartiers des employés avec des maisons plus grandes. Et pour finir il y avait des maisons d’ingénieur très grandes (environ 200 m2) et avec tout le confort. Dans chaque quartier, il y avait une église, une école, un cimetière. Ils ont aussi construit un hôpital, une maison de retraite, une maternité… Leur ancien siège social y est toujours présent, la mairie construite par les Schneider est toujours la même et il y a encore leur usine mais rénovée.